Historique de la fanfare

L'histoire de la fanfare d'Ormeignies n'est pas aisée à retracer. Comme pour beaucoup de sociétés qui ont connu plusieurs guerres, les dévastations de l'ennemi ont éparpillé les archives communales, celles des responsables successifs de la société ainsi que les souvenirs photographiques des habitants du village. Ces documents sont donc aujourd'hui rarissimes.

  • La fondation de la fanfare La fanfare fut fondée en 1857, probablement par Armand Colette, avec l'aide d'Hector Bille. En tout cas, on trouve le nom de ce dernier à la fin d'un cahier intitulé "Réglement de la Société des Fanfares d'Ormeignies", enregistré à Chièvres, le 8 novembre 1887 et visé par le bourgmestre le 1er décembre de la même année. Le 31 mars 1924, la fanfare reçu le titre de "Royale". Lors du 75e anniversaire, la société portait le nom de "Fanfare Royale Union St-Ursmer". Y avait-il à Ormeignies plusieurs fanfares? La question reste en suspens. Mais, on pourrait le croire : le mot "Fanfares" employé au pluriel dans l'intitulé du cahier cité plus haut ainsi que le terme "union" constituent des preuves de l'existence, dans le passé, de plusieurs sociétés.
  • Les salles de répétition "En ce temps-là, racontait Mathilde Dumont, qui a tenu, de nombreuses années, un de ces locaux de répétition, il existait trois salles : au Grand Blond (l'ancienne maison de Henri Dramaix), à l’Tonne (demeure actuelle des époux Brotcorne, à l'Allée Verte) et au Luron (qui était tenu par Udon et Gabrielle Herphelin). Ensuite, seulement 2 locaux : au Luron et chez l'imprimeur, au quartier de la gare. En 1920, c'est au Luron que la fanfare établit ses pénates pour un long bail, puisque ce n'est que lors de la création de la Salle Spoculo que la société émigra de nouveau.
  • Les directeurs musicaux... Qui fut le premier directeur musical ? Mystère ! L'on sait que le prédécesseur d'Edgard Cardon qui officia de 1934 à 1962, avait pour nom Charles Cousin, que l'on appelait "Blin-blin". Avant lui, ce fut François Debacker. Bien avant la première guerre mondiale, ce furent Hector Bille et un autre dévoué connu sous le sobriquet d"'El Marichau d'Bieumont". Depuis 1962, c’est la « dynastie » Degouys qui tient la direction musicale de la fanfare: Jean-Marie Degouys (1962-1992) ; Francis Degouys (neveu de Jean-Marie) (1992-2013), et, depuis janvier 2014, Cédric Degouys (fils de Francis) assume la fonction de « chef » !
  • Les présidents ... De 1966 à 1988, Jean Picron a présidé la fanfare; il avait succédé au notaire Pierre Rose. Avant celui-ci, la société avait pour président François Daubechies, précédé lui-même par son père Auguste. Depuis 1988, plusieurs présidents se sont succédés : de 1988 à 2001, Rémy Wallez ; de 2001 à 2005 : Michel Hanuise ; de 2005 à 2009 : Yves Demarlière. Depuis janvier 2009, c’est Olivier Bohême qui officie en tant que président !
  • Les activités de la fanfare Comme la plupart des sociétés de musique, celle d'Ormeignies a participé à de très nombreux tournois et festivals. Grâce aux médailles-souvenirs, il est possible de retracer une grande partie de ses activités. Il serait toutefois fastidieux de les citer toutes ! C'est sous la baguette d'Edgard Cardon que la fanfare fit ses premières armes aux Tournois Provinciaux de I.P.E.L. Dans les années 70. Jean-Marie Degouys hissa la société au rang de la 1ère division. Depuis plus de 40 ans, le premier week-end du mois d'octobre est synonyme de "Fête de la bière" : le samedi soir, le traditionnel bal « Oberbayern », animé par une trentaine de musiciens connus sous le sobriquet de « Die Tyroler Kerln » ; le dimanche, diverses activités musicales sont proposées au public. En 2009, à l’initiative de son président, la fanfare s’est rendue en Suisse, dans le canton du Valais, pour fêter les 5 ans de la « Guggen » (fanfare) « Los Diablos »; en 2010, en plus de fêter les 30 ans du festival des fanfares du pays d’Ath - festival mis sur pied par la Fanfare d’Ormeignies – la fanfare a accueilli cette joyeuse bande de musiciens lors des 48e Fêtes de la Bière… une amitié musicale internationale est née… Sous l’impulsion d’un comité jeune et dynamique, la fanfare est ainsi prête à affronter les nouveaux défis qui se profilent à l’horizon…